Marseille 10/11/18 Compte-rendu

Amnésie partielle des néo-N2 (+ quelques photos)

Quand Jean-Thierry a proposé de s’occuper de l’organisation d’un weekend à l’YCPR en novembre, il imaginait d’abord une douzaine de participants. C’était compter sans l’enthousiasme des membres de la SPPB : le nombre de plongeurs augmentait sans cesse et finalement quand il a dû déclarer forfait à cause d’un engagement musical avec des élèves, Isabelle a repris l’organisation et on s’est retrouvés à 29.

Nos souvenirs à partir de là ne sont guère précis. 

Le voyage en minibus à 5, et les débats avec Laurent (un marathonien hors concours de la discussion) et avec la fournée suivante de N2 (Stéphanie et Guillaume).

Ensuite un temps magnifique et une mer qui transforme le zodiac en shaker. Deux bateaux quasiment pour nous seuls, tellement on est nombreux. Les autonomes d’un côté et les débutants de l’autre (dont nous).

Nous savions qu’à force de plonger nous serions peut-être déclarés aptes à le faire en autonomie. Et les deux plongées du samedi avec Jérôme ont effectivement servi de dernier test. Mais le doute de notre côté a subsisté jusqu’au denier moment. Et globalement le monde s’est un peu embrumé autour de nous, et mille pardons aux participants de ce week-end pour ce compte-rendu complètement autocentré.

J’ai vaguement entendu que quelqu’un avait plongé avec sa combi ouverte dans le dos (c’est devenu un classique) deux trois trucs ont percuté jusqu’à mon cerveau mais en boucle passait le problème du jour : « est-ce qu’on va avoir ce N2 ou est-ce que malgré l’acharnement que tout le monde nous accorde, on est vraiment trop empotés ? » 

Tempête sous deux crânes…. Bon, disons que c’est probablement pour tous les deux un des examens qui nous a le plus donné de fil à retordre.

Il faut dire que Jérôme nous a joué à fond le jeu du plongeur compliqué à gérer, qui va mal pour un rien et qui aligne un festival de comportements déviants… Il essayait sans cesse de s’échapper de la palanquée et il fallait le récupérer. Il a même essayé de planquer une nacre (morte) de 60 centimètres dans son gilet. Ce qui a permis à JP de constater qu’il est possible d’avoir un fou rire dans son détendeur...

Et quand il restait à proximité, c’était parce qu’il n’allait pas bien et qu’il fallait le remonter.

Au comportement dissipé du moniteur, nous avons opposé un un festival de cafouillages aussi. Pour n’en retenir que deux et sans s’appesantir sur les remontées : 

Moi qui, après une série de remontées me dis « tiens encore une petite dernière », et qui interviens aussitôt quand Jérôme me fait signe qu’il n’a pas d’air en lui faisant signe qu’on remonte tranquillement… mais sans toucher à mon détendeur de secours que JP lui a heureusement mis en bouche.

Et Jean-Paul qui gonfle son parachute en tenant l’ouverture vers le bas en espérant que les bulles vont descendre.

Mais la confiance, ça ne se commande pas, et ces différentes contreperformances ont été mises sur le compte du stress de l’examen. Si bien qu’après un conciliabule dont rien n’a filtré, nous avons reçu le fameux sésame. Tellement sonnés et surpris que la fête qui s’en est suivie s’est faite en grande partie sans nous… 

Le dimanche matin, nous avons repris contact avec le reste de la troupe ! Le cerveau s’est remis en fonctionnement normal. La mer était forte et du côté de l’archipel du Riou, le pilote n’a trouvé aucun endroit assez calme pour  nous déposer et surtout nous reprendre. Le bateau a rebroussé chemin pour retourner au Frioul rejoindre les autres.

Pour notre première en autonomie, nous avons pu plonger avec des membres du club que nous ne connaissions qu’hors de l’eau. Je suis descendue avec Yao et Lilian et JP avec Brice et Guillaume. La mer était difficile, agitée en surface et avec des courants en bas, dans certains passages. Nous avons tous les deux sagement suivi nos GP, il n’était plus question de nous laisser ce rôle, même pour s’essayer lors de cette première.

Nos GP sont restés bien attentifs et tout s’est bien passé, nous sommes même sortis à l’endroit où le bateau nous a laissés… mais il s’était déplacé. Rien de grave, la remontée était prévue avec décapelage, ce qui nous a bien facilité les choses.

Finalement, nous ne nous sommes pas si mal débrouillés en autonomie. Comme quoi la confiance, ça aide ! 

On le leur a déjà dit, mais merci vraiment à tous nos formateurs, d’une patience d’anges… 

Encore 100 plongées en mer et on pourra penser à préparer le N3. 

Le ciel de ce weekend de novembre était magnifique. Vous trouverez quelques photos en suivant le lien suivant (disponible jusqu’au dimanche 27 janvier, je n’ai pas trouvé mieux). www.grosfichiers.com/zB2sfyCGKLdQc

 

 

Sylvie B (et Jean-Paul H)







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Compte-rendu
Date
Du 10 novembre 2018
au 11 novembre 2018


Club de plongée
YCPR-École de plongée




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BY ANKAA